mardi 24 avril 2018

Légendes de la ville de Saint-Lizier.


La Madone de Marsan :  
A deux reprises, une statue de la Vierge déterrée dans la colline de Marsan fut placée dans l'église de Saint-Lizier, mais, pendant la nuit, elle retournait sur sa colline. On lui éleva alors une chapelle sur le lieu de sa découverte (la chapelle de Notre-Dame-de-Marsan). Depuis, la Vierge de Marsan veille sur Saint-Lizier.

Le châtiment Des Sarrasins : 
Lorsque les Sarrasins remportèrent le siège de Saint-Lizier, l'évêque de la ville sortit par la porte du Casse, voisine de la
cathédrale, et remit la clef de la ville au chef des infidèles. Quand celui-ci voulut l’utiliser, la clef était devenue de cire. Selon une autre version, à l'époque où saint-Lizier défendait lui-même sa ville des attaques des Sarrasins, deux faux pèlerins se présentèrent à la porte du Casse et demandèrent l'hospitalité pour la nuit, le chapelain s'apprêtait à ouvrir la porte lorsque sa clé fondit comme de la cire. Le lendemain, alors que saint-Lizier était monté sur la plus haute tour de la ville surveiller les environs, un aigle laissa tomber le glaive qu'il tenait dans ses serres dans un ravin qui se trouvait derrière un petit bois où se tenait l'ennemi. La main tendue en direction de l'endroit désigné par le rapace. saint-Lizier prononça une formule d'exécution. Aussitôt. les murailles de la ville tremblèrent, bois et ravin disparurent au milieu de hurlements et de bruits d'armes et les Sarrasins furent engloutis. Depuis, tous les cinquante ans, au premier chant du coq, au lieu-dit le clôt de Cérizols (Le « Trou des Sarrasins ») où eut lieu leur supplice, la terre s’entrouvre, un aigle passe et on entend les malédictions des Sarrasins qui, chaque fois, s'enfoncent un peu plus dans l'enfer. La légende veut aussi que, tous les cinquante ans, une nouvelle lézarde apparaisse dans le mur de soutènement qui monte du ravin en direction de la route de Montejoie-en-Couserans et qu’une crevasse se forme en travers du chemin.

La chèvre d’or : 
Non loin de la, une chèvre d'or apparaissait parfois sur un tumulus dans lequel serait enterré le trésor de l'antique cité disparue d'Auria. Des fouilles ont été effectuées mais aucun trésor n'a été retrouvé. Quant à la chèvre d’or, elle disparaissait mystérieusement dès qu'on tentait de l'approcher.

Le pont du diable : 
Les habitants de Saint-Lizier n'avaient qu'une poutre pour franchir la rivière du Salat, aussi voulurent-ils faire construire un pont. Mais le meilleur maçon des environs Roumeniù, considérait la tâche impossible. Le diable, qui habitait une grotte proche, fut sollicité et promit de le construire en une nuit en échange de l'âme du premier qui le franchirait. Le pont était quasiment achevé, lorsqu'on fit passer un chien. Fou de rage, le diable poussa un tel juron que l’édifice s’effondra. Le diable accepta de le bâtir à nouveau avant le lever du jour en échange, cette fois-ci, de l’âme de Roumeniù. Le maçon alla trouver la Vierge de Marsan et tous les coqs des environs se mirent miraculeusement à chanter. Le diable, qui s'apprêtait à poser la dernière pierre du pont, la laissa tomber et disparut de la région. On voyait l'emplacement de la pierre manquante au milieu de la plus grande arche.




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