mercredi 12 octobre 2016

J’entends les grues qui s’en vont vers la France, Il faut jeter le blé à l’espérance. (+)


Un jour Marie, Nadau.





J’étais à rêver d’une grande tempête,
J’allai sauver une pauvre innocente,
J’ai mis la main de l’autre côté du lit,
C’est le vide qui m’a réveillé.
Peu à peu, les bruits montaient,
A travers le plancher, tout m’arrivait,
Tu as ouvert la porte, pour sortir le chien,
Le froid a du rentrer.

Le jour, Marie,
S’est mangé la nuit,
Le jour, Marie,
      Va me tirer du lit.

Moi je ne dis pas toujours ce que je pense,
Je laisse souvent parler le silence,
Qui laisse le temps à tous les soucis,
A tous les ennuis, petits.

Et l’amour, quelquefois, l’amour se repose,
A l’ombre de l’ombre douce des choses,
C’est juste un moment, c’est juste le temps,
D’être content, dedans.

J’entends les grues qui s’en vont vers la France
Il faut jeter le blé à l’espérance,
Encore un moment, et je vais me lever,
Et le putain de mal au dos va recommencer...




1 commentaire:

  1. Très beau, très émouvant, si réaliste, si poétique en même temps, et puis cette langue d'oc...Merveille!

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