dimanche 12 juin 2016

- Terribles inondations de 1875 en Languedoc, le Salat.


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Incidence du Salat sur les inondations 
du bassin de la Garonne.

2- Le Salat.

Je dirai peu de chose sur le Salat, premier affluent de droite de la Garonne, ayant déjà parlé de l’inondation de Saint-Girons, seule localité de quelque importance que traverse cette rivière. Le voisinage de l’Espagne et des populations de la montagne fait de cette ville un entrepôt assez considérable. Aussi les pertes, bien qu’elles n’affectassent que les marchandises, y furent sérieuses ; on les estimait à 800,000 francs. 
Au-dessous de Saint-Girons, on eut à regretter la perte de quelques papeteries et de quelques moulins. 




A Moulis, dans la vallée latérale du Lez, l’église fut détruite, le cimetière raviné et les croix de bois emportées par les eaux. Ce que je viens de dire sur l’Ariège, l’Arize et le Salat peut s’appliquer sur une moindre échelle aux petites vallées qui débouchent dans ces rivières. Il n’est pas un seul canton qui n’ait eu sa part de dévastations. 




En thèse générale, on peut dire que les gaves de cette région de la chaîne, subitement grossis par les pluies du 22 juin, préludèrent dans la matinée du 23 par des désordres de peu d’importance dans les gorges qu’ils traversaient ; les dévastations proprement dites commencèrent au débouché des montagnes lorsque, les torrens apportant dans la rivière qui forme le thalweg de la, vallée l’énorme trombe d’eau qui depuis deux jours s’abattait sur toute la chaîne, le fleuve ainsi fermé, débordant de toutes parts, se répandit dans la plaine, et emporta tout ce qu’il rencontrait sur son passage.

A venir: 
- Incidence de l'Arize et de l'Ariège sur les inondations du bassin de la Garonne.
- La catastrophe de Verdun.

La Revue des Deux Mondes.
Novembre 1875
Adolphe d'Assier



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