dimanche 19 juin 2016

- Le combat de la Unarde, vestiges du passé.


Le savant historien Adolphe Garrigou, avait au siècle dernier, attiré l'attention sur un lieu élevé des Pyrénées ariégeoises, au sud de Miglos, et non loin de la frontière andorrane. C'est un plateau situé à 2.253 mètres d'altitude, long d’un kilomètre et large de 300 à 400 mètres. Au sud-ouest ce plateau est brusquement coupé à pic par la gorge au fond de laquelle coule le torrent de Siguer, affluent du Vicdessos ; vers le nord, il s'incline insensiblement pour se perdre dans les bas-fonds ; au sud, il est dominé par le pic de Mille Roques (2.492 m.). Le centre est occupé par un petit étang aux eaux limpides et glacées qui constitue la source du torrent de la Calvière, lequel va se jeter dans l'Aston, affluent de l’Ariège, Ce plateau élevé s'appelle la Unarde (ou Hunarde). On ne peut l'atteindre qu'après plusieurs heures de marche, à travers les montagnes de Miglos.


La tradition rapporte que sur ce plateau, utilisé en été comme pâturage par les bergers de Miglos, ces derniers ont de tout temps retrouvé un grand nombre d'armes rouillées, d'une facture fort ancienne ; et A. Garrigou avait affirmé qu'il fallait attribuer ces armes aux armées franque et sarrasine qui se livrèrent en ce lieu un furieux combat, vers la fin du VIII siècle.

Après que notre savant compatriote eut donné l'éveil, un autre historien, C. Barrière-Flavy, secrétaire général de la Société Archéologique du Midi de la France, voulut en avoir le cœur net, et il prit la peine d'aller explorer lui-même ce lieu, au cours de l'été 1893. Voici la relation partielle que cet auteur publia en 1894 :
- A l'est (de la cabane), sur les premiers escarpements de la montagne, le guide nous montre deux grands quadrilatères formés de nombreux fragments de rochers entassés. L'un d'eux, contenant approximativement un are, est désigné sous le nom de Cimetière des Maures ; l'autre, d'une superficie moitié moindre, passe pour le champ de sépulture des Francs.


- Au premier abord ces deux espaces ainsi limités paraissent avoir été de préférence deux, enceintes préhistoriques, ce qui n'est pas invraisemblable...

- Mes premières fouilles furent dirigées naturellement vers les parties de ces prétendus cimetières qui pouvaient présenter quelque intérêt  Nulle trace de sépulture, nul débris d'ossement, aucun fragment de fer, de poterie ou autres n'apparaissent.

« Cependant la précision d'un berger dans la trouvaille déjà ancienne d'objets en fer, me fit porter sur un autre point mes investigations... et j'eus la bonne fortune de découvrir, à demi enfouies, deux pièces de fer : un scramasaxe et un grand couteau ou poignard ».

L'auteur attribua la première de ces armes à l’époque carolingienne, et la seconde à l’époque mérovingienne.

Il est admis aujourd'hui qu'après la bataille de Sabart, un groupe de fuyards de l'armée sarrasine, parvenu à la Unarde et acculé aux hautes montagnes, livra un suprême combat aux sodats Francs.




2 commentaires:

  1. Pour en savoir plus , Lisez " la Unarde ou le mystère de Roncevaux" Et le livre "Charles er et les Vascons occitans , l'expédition en Espagne (778)'' vendus à Foix chez Surre ou chez l'éditeur Rabiou

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  2. Pourquoi ressasser les histoires du 19eme siècle ? lire la page Roncevaux Unarde de google et l'aertiche pourquoi Roncevaux est il en France

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